Strategies inattendues pour negocier votre salaire d animateur et multiplier vos revenus

webmaster

A professional individual, fully clothed in a modest business suit, confidently engaging in a discussion across a polished desk in a modern, brightly lit office. The atmosphere is professional and respectful, emphasizing negotiation and clear communication. Perfect anatomy, correct proportions, natural pose, well-formed hands, proper finger count, natural body proportions. Professional photography, high quality, realistic. Safe for work, appropriate content, fully clothed, modest, family-friendly.

En tant que passionné du monde de l’animation et du loisir, j’ai moi-même constaté combien la question de la rémunération peut être un véritable casse-tête pour beaucoup de mes confrères.

Après des années à évoluer dans ce secteur en pleine mutation, j’ai compris qu’il est devenu crucial de maîtriser l’art de la négociation salariale. Face aux nouvelles attentes des familles et des collectivités, et avec l’inflation qui grignote notre pouvoir d’achat, valoriser son expertise n’est plus une option, mais une nécessité absolue.

On se sent parfois un peu seul face à cette tâche, mais croyez-moi, des stratégies concrètes existent pour faire reconnaître notre valeur unique. Découvrons cela avec précision.

L’art de décrypter sa valeur sur le marché du loisir

strategies - 이미지 1

1. Comprendre l’étendue de ses compétences et de son expérience unique

On se dit souvent qu’on fait juste notre travail d’animateur, mais avez-vous déjà pris le temps de lister toutes les compétences que vous avez développées au fil des camps de vacances, des ateliers périscolaires ou des séjours adaptés ?

Personnellement, j’ai été surpris en faisant cet exercice. Ce n’est pas seulement savoir organiser une grande chasse au trésor ou animer un spectacle improvisé.

C’est aussi la gestion de groupe, la résolution de conflits, la capacité à travailler sous pression, l’adaptation à des publics variés (enfants, adolescents, adultes, personnes en situation de handicap), les premiers secours, l’encadrement de projets créatifs, la communication avec les parents, la gestion logistique d’activités, et même parfois la tenue de budgets ou la rédaction de rapports d’évaluation.

Chacune de ces facettes ajoute une couche de valeur à votre profil. J’ai constaté par moi-même qu’une bonne auto-évaluation est le premier pas pour se sentir légitime dans sa demande.

Il faut se voir comme un véritable professionnel du développement humain et du bien-être, pas juste comme un “grand enfant” qui s’amuse. C’est cette vision élargie de notre rôle qui nous donne la confiance nécessaire pour aborder la question du salaire.

2. Analyser les tendances du marché et les attentes régionales

Le secteur de l’animation, c’est un peu une mosaïque. Les salaires et les conditions varient énormément d’une structure à l’autre, d’une région à l’autre en France.

On ne peut pas s’attendre aux mêmes grilles salariales dans une petite association rurale qu’au sein d’une grande collectivité territoriale en Île-de-France, ou même dans une entreprise privée de tourisme.

J’ai passé des heures à éplucher les offres d’emploi, à discuter avec des collègues d’autres départements, à regarder les conventions collectives applicables (celle de l’animation, bien sûr, mais parfois aussi celles des organismes sociaux ou du tourisme).

Il est crucial de comprendre la fourchette de rémunération typique pour votre poste et votre niveau d’expérience dans votre bassin d’emploi. N’hésitez pas à utiliser les simulateurs en ligne si votre employeur est lié à une convention collective, ou à vous renseigner auprès des syndicats professionnels.

Cela vous donnera une base solide pour ne pas sous-estimer votre valeur, ni demander l’impossible. C’est ce travail de recherche préalable qui transforme une négociation hasardeuse en une démarche fondée et argumentée.

En voici une illustration de ce qu’on peut trouver en France, juste pour donner une idée de la variabilité :

Type de poste Niveau d’expérience Fourchette de Salaire Mensuel Brut (estimatif)
Animateur(trice) BAFD Débutant (1-3 ans) 1 550 € – 1 750 €
Animateur(trice) BAFD Confirmé (3-7 ans) 1 700 € – 2 000 €
Directeur(trice) ACM (BAFD / BPJEPS) Débutant (1-3 ans) 1 800 € – 2 200 €
Directeur(trice) ACM (BAFD / BPJEPS) Confirmé (3-7 ans) 2 100 € – 2 600 €
Coordinateur(trice) de projets d’animation Senior (7+ ans) 2 500 € – 3 500 €

Préparer minutieusement sa rencontre cruciale

1. Bâtir un dossier de preuves irréfutables de votre impact

Négocier son salaire, ce n’est pas juste demander, c’est prouver que l’on mérite. Et pour prouver, il faut des faits. J’ai appris, parfois à mes dépens, que les bonnes intentions ne suffisent pas.

Il faut des éléments concrets, des chiffres si possible, mais surtout des exemples tangibles de votre contribution. Cela inclut des retours positifs de parents ou de participants (des témoignages écrits, des mails de remerciement), des projets que vous avez menés à bien avec succès (par exemple, un festival que vous avez co-organisé, un programme d’activités innovant que vous avez mis en place et qui a augmenté la fréquentation), des formations spécifiques que vous avez suivies et qui enrichissent vos compétences (secourisme, langue des signes, etc.), ou même des initiatives que vous avez prises pour améliorer le fonctionnement de l’équipe ou du service.

Imaginez que vous soyez un avocat qui doit défendre votre propre cause : quels sont vos arguments les plus solides ? J’ai toujours une petite chemise avec ces éléments à portée de main avant un entretien.

Ça montre non seulement votre professionnalisme, mais aussi votre investissement et la valeur que vous accordez à votre travail, ce qui est très apprécié.

C’est comme un CV vivant, mais orienté sur vos réussites et votre contribution réelle.

2. Fixer des objectifs clairs et une marge de manœuvre réaliste

Avant d’entrer dans la pièce, vous devez savoir exactement ce que vous voulez. Quel est votre salaire idéal ? Quel est le minimum en dessous duquel vous ne descendrez pas ?

Il est essentiel de ne pas se contenter d’un chiffre unique. J’ai pour habitude de définir trois niveaux : l’objectif ambitieux (mais réaliste), l’objectif souhaitable, et le seuil d’acceptation.

Cette méthode vous donne de la flexibilité et évite de vous sentir piégé si la première offre n’est pas à la hauteur. Mais la négociation salariale ne se limite pas toujours au salaire brut.

Pensez aussi aux avantages annexes qui peuvent faire une vraie différence dans votre quotidien : des tickets restaurant, une mutuelle avantageuse, des formations financées, la prise en charge des frais de transport, des jours de congé supplémentaires, la possibilité de télétravailler quelques jours par semaine si le poste le permet, ou même un abonnement à une salle de sport.

Parfois, un compromis sur le salaire peut être largement compensé par des avantages qui améliorent votre qualité de vie. Cela montre aussi que vous avez une vision globale de votre rémunération et pas seulement une approche tunnel.

Naviguer la discussion avec assurance et finesse

1. Adopter une communication assertive et respectueuse

Le ton est tout dans une négociation. J’ai vu des collègues gâcher leurs chances en se montrant trop agressifs ou, à l’inverse, trop timides. L’équilibre, c’est l’assertivité : exprimer clairement vos besoins et vos arguments sans agressivité, tout en respectant la position de votre interlocuteur.

Utilisez des phrases construites, exprimez-vous au “je” pour partager votre ressenti et vos observations (“J’ai le sentiment que mes responsabilités ont évolué…”, “Je constate que ma contribution au projet X a été significative…”).

Écoutez attentivement ce que l’autre partie a à dire. Le silence peut être un allié puissant : une fois votre proposition énoncée et argumentée, laissez un blanc.

C’est à l’autre de réagir. J’ai souvent été surpris de voir à quel point ce simple moment de pause peut inciter l’employeur à réfléchir plus profondément ou à faire une proposition.

Évitez les justifications excessives ou les plaintes, restez factuel et axé sur la valeur que vous apportez. C’est une conversation entre professionnels, pas une plaidoirie désespérée.

La confiance en soi se projette dans la voix, la posture, le regard.

2. Répondre aux objections et reformuler les propositions

Il est rare que la première proposition soit la bonne. Attendez-vous à des objections : “Le budget est serré”, “Ce n’est pas dans nos grilles”, “On ne fait pas ça ici”.

L’important n’est pas de contester directement, mais de comprendre la raison sous-jacente. “Je comprends que le budget puisse être une contrainte. Serait-il possible d’envisager une augmentation progressive sur X mois, ou une revalorisation au moment de la prochaine évaluation annuelle si je dépasse les objectifs que nous fixerons ensemble ?” C’est une manière de ne pas fermer la porte, tout en montrant que vous avez compris les limites de l’employeur.

Si la négociation tourne autour d’autres avantages, soyez prêt à reformuler la proposition pour vous assurer que vous êtes sur la même longueur d’onde.

“Donc, si je comprends bien, en lieu et place d’une augmentation immédiate de X euros, vous proposez une formation certifiante en Y et une réévaluation de mon salaire dans six mois ?” Cela permet de valider, d’éviter les malentendus et de montrer votre professionnalisme.

Une négociation réussie est souvent un compromis où chacun se sent gagnant.

Au-delà du salaire : les avantages qui comptent vraiment

1. Évaluer les bénéfices non monétaires pour un package complet

Le salaire est vital, c’est vrai, mais j’ai appris au fil des années que le bien-être au travail et l’épanouissement professionnel ne se mesurent pas uniquement en euros.

Parfois, une structure ne peut pas offrir une augmentation de salaire mirobolante, mais elle peut compenser avec des avantages qui ont une valeur inestimable pour vous.

Pensez aux jours de congé supplémentaires, à la flexibilité des horaires qui vous permet de mieux concilier vie pro et vie perso (et ça, croyez-moi, c’est précieux dans notre métier aux horaires parfois décalés !), à un budget formation conséquent qui vous ouvre de nouvelles portes, à la prise en charge d’activités sportives ou culturelles, ou même à la mise à disposition de matériel (un ordinateur performant, un véhicule de service si besoin).

J’ai personnellement privilégié une fois une offre avec un salaire légèrement inférieur mais qui me permettait de suivre une formation de plusieurs semaines entièrement financée.

Cette formation m’a ensuite ouvert des opportunités bien plus lucratives. Il faut voir le “package” global, et non seulement la ligne “salaire net”. Votre interlocuteur pourrait être plus ouvert à des négociations sur ces points, car ils peuvent être moins impactants sur le budget immédiat de l’entreprise.

2. L’importance du développement professionnel et de la reconnaissance

Dans le monde de l’animation, on travaille souvent par passion. La reconnaissance de notre travail est donc un moteur puissant. Lors de mes entretiens annuels, au-delà du salaire, j’aborde toujours la question des perspectives d’évolution.

Est-ce qu’il y a des opportunités de prendre plus de responsabilités, de gérer de nouveaux projets, de devenir tuteur pour des jeunes animateurs ? Une structure qui investit dans votre développement, c’est une structure qui croit en vous et qui veut vous garder.

Demander une formation spécifique, une participation à des conférences professionnelles, ou la possibilité de mener un projet innovant, c’est une manière de négocier qui ne pèse pas directement sur la masse salariale mais qui enrichit considérablement votre parcours.

J’ai constaté que les employeurs sont souvent réceptifs à ce type de demande, car cela montre votre engagement à long terme et votre désir d’excellence.

C’est une forme de rémunération indirecte, mais qui se traduit par une valeur accrue sur le marché et un épanouissement personnel.

Gérer les obstacles et les réponses inattendues

1. Faire face à un refus : analyse et prochaine étape

Recevoir un “non” peut être décevant, je suis le premier à le savoir. On investit du temps, de l’énergie, on met ses tripes sur la table, et la réponse est négative.

Ma première réaction, c’est souvent un coup au moral. Mais j’ai appris à ne pas le prendre personnellement. Un refus n’est pas une fin en soi.

Au lieu de vous effondrer, prenez du recul et essayez de comprendre pourquoi. “Je comprends votre décision. Pourriez-vous m’expliquer ce qui a motivé ce refus à cette demande d’augmentation ?” Cette question n’est pas accusatrice ; elle cherche à apprendre.

Est-ce un problème de budget ? Un manque de performance perçu ? Un calendrier non opportun ?

Les informations que vous obtiendrez sont cruciales pour vos prochaines étapes. Si c’est un problème de budget, demandez quand la prochaine révision salariale est prévue.

Si c’est lié à la performance, demandez des objectifs clairs et mesurables pour y remédier. J’ai eu une fois un “non” catégorique qui s’est transformé six mois plus tard en une augmentation significative parce que j’avais utilisé ce temps pour prouver ma valeur sur les points soulevés par mon employeur.

2. Quand et comment rebondir après un premier échec

Si la porte de la négociation salariale semble fermée pour l’instant, ne baissez pas les bras. Le secteur de l’animation est dynamique, et les opportunités ne manquent pas.

J’ai toujours gardé un œil ouvert sur le marché, même quand j’étais satisfait de mon poste. Cela me permet de connaître ma valeur et d’avoir des points de comparaison.

Si la situation ne s’améliore pas après un temps raisonnable, il est peut-être temps de considérer d’autres horizons. Vous avez désormais une meilleure compréhension de votre valeur et des pièges à éviter.

Utilisez cette expérience pour affiner votre argumentaire pour de futures candidatures. Parfois, le meilleur moyen d’obtenir une augmentation est de trouver un employeur qui reconnaîtra pleinement votre valeur dès le départ.

C’est une réalité difficile, mais le marché du travail est aussi fait d’opportunités à saisir. Et n’oubliez jamais de quitter votre poste actuel avec professionnalisme, même si vous êtes frustré.

Le monde de l’animation est petit, et votre réputation est un actif précieux.

Quand et comment relancer la conversation

1. Identifier le bon moment pour aborder le sujet

Le timing est un art subtil en négociation. Aborder le sujet de votre salaire juste après un échec cuisant de l’équipe ou en pleine crise budgétaire de votre structure, c’est se tirer une balle dans le pied.

Au contraire, le moment idéal est souvent après une réussite majeure de votre part, lorsque vous avez accompli un projet important, que vous avez reçu des éloges pour votre travail, ou que la structure est en période de forte croissance et de résultats positifs.

C’est aussi pertinent lors de votre entretien annuel d’évaluation, qui est précisément le moment dédié à la discussion de vos performances et de votre évolution.

Prévenez votre manager que vous souhaitez aborder la question de votre rémunération en amont de l’entretien pour qu’il puisse se préparer. J’ai personnellement toujours privilégié les moments où mon apport à l’équipe ou à la structure était le plus visible et le plus valorisé.

C’est comme quand on prépare un grand jeu avec les enfants : on attend le moment où tout le monde est attentif et réceptif pour lancer l’activité.

2. Préparer une relance stratégique et argumentée

Relancer la discussion ne signifie pas répéter votre demande initiale de manière agressive. Il s’agit plutôt de mettre en lumière de nouvelles contributions ou l’atteinte d’objectifs qui justifient une reconsidération de votre situation.

“Depuis notre dernière discussion, j’ai eu l’occasion de prendre en charge la coordination du programme XYZ, qui a généré une augmentation de la participation de X%.

Je crois que cela justifie une réévaluation de mes responsabilités et, par conséquent, de ma rémunération.” Soyez toujours constructif. Proposez des solutions : peut-être qu’une augmentation n’est pas possible immédiatement, mais qu’un bonus sur objectifs, une prime ponctuelle pour un projet spécifique, ou une formation valorisante le sont ?

J’ai appris que la persévérance, quand elle est accompagnée d’arguments solides et d’une attitude collaborative, finit souvent par payer. Le but est de maintenir un dialogue ouvert et de montrer que vous êtes un collaborateur engagé et conscient de sa valeur, pas un opportuniste.

Maintenir des relations solides après la négociation

1. L’importance de la gratitude et de la posture post-négociation

Que la négociation ait été un succès retentissant ou qu’elle ait abouti à un compromis, la manière dont vous vous comportez après est tout aussi cruciale que la négociation elle-même.

Si vous avez obtenu ce que vous vouliez, exprimez votre gratitude de manière sincère. “Je vous remercie pour votre écoute et pour cette reconnaissance de mon travail.

Je suis très motivé à continuer à contribuer au succès de l’équipe.” Un simple e-mail de remerciement après l’entretien peut faire une grande différence.

Si la négociation n’a pas donné le résultat espéré, il est tout aussi important de maintenir une attitude professionnelle et positive. Évitez de bouder ou de laisser transparaître de l’amertume.

“Je prends note de votre décision et je reste engagé envers les objectifs de l’équipe.” Votre attitude démontre votre maturité professionnelle. J’ai vu des carrières prendre un tournant négatif parce qu’un collègue, frustré par une négociation, a laissé son ressentiment impacter son travail ou ses relations.

C’est une erreur que je ne ferais jamais.

2. Construire sur les bases posées pour l’avenir

Chaque négociation est une occasion d’apprendre et de renforcer votre relation avec votre employeur. Même si vous n’avez pas obtenu tout ce que vous souhaitiez, vous avez ouvert un dialogue sur votre valeur et vos aspirations.

Utilisez ce dialogue pour définir des objectifs clairs et mesurables pour l’avenir. “Nous avons discuté de mes compétences et de mes ambitions. J’aimerais qu’on mette en place un plan de développement pour les six prochains mois qui me permettrait d’acquérir les compétences X et Y, en vue d’une réévaluation de mon poste et de mon salaire.” Cela montre que vous êtes proactif et que vous avez une vision à long terme pour votre carrière au sein de la structure.

L’animation est un métier de passion, de relations humaines. Il est essentiel de préserver ces liens, car ils sont la base de votre épanouissement professionnel.

Chaque négociation est une étape dans la construction de votre parcours, et chaque interaction compte. Restez toujours un professionnel engagé et positif, c’est la meilleure des stratégies.

Conclusion

Ce chemin vers la reconnaissance de notre valeur n’est pas toujours simple, mais il est essentiel. Notre métier d’animateur est bien plus qu’une simple activité ; c’est une mission, une vocation qui façonne des vies, crée des souvenirs et contribue au bien-être collectif. Ne sous-estimez jamais l’impact que vous avez et la richesse de vos compétences. Négocier, ce n’est pas seulement parler argent, c’est affirmer votre professionnalisme et votre engagement. Prenez votre place, elle est légitime, et faites entendre votre voix avec confiance et conviction.

Informations utiles

1. Familiarisez-vous avec la Convention Collective Nationale de l’Animation (CCNA) : C’est la base de vos droits et de votre rémunération dans la plupart des structures associatives en France. Connaître ses grilles et ses spécificités vous donnera un avantage indéniable en négociation.

2. Développez votre réseau professionnel : Participez à des forums, des journées portes ouvertes, des formations. Échanger avec des collègues d’autres structures ou régions vous donnera une vision plus claire des salaires pratiqués et des opportunités.

3. N’ayez pas peur de l’entretien d’évaluation annuel : C’est le moment privilégié pour aborder les questions de développement, de responsabilités et, bien sûr, de rémunération. Préparez-le comme un grand événement.

4. Considérez la “valeur ajoutée” que vous apportez : Au-delà de vos tâches quotidiennes, identifiez ce qui rend votre travail unique. Est-ce votre créativité ? Votre capacité à gérer des situations complexes ? Votre sens de l’organisation ? Mettez-le en avant.

5. Ne vous comparez pas uniquement aux autres animateurs : Regardez aussi les compétences transférables que vous possédez (gestion de projet, communication, leadership) et qui sont valorisées dans d’autres secteurs. Cela vous aidera à percevoir votre valeur de manière plus globale.

Points Clés à Retenir

Négocier son salaire dans le secteur de l’animation, c’est d’abord un acte de reconnaissance envers soi-même. Il s’agit de comprendre l’étendue de ses compétences uniques, d’analyser les réalités du marché local, et de bâtir un argumentaire solide basé sur des preuves concrètes de votre impact. La préparation, l’assertivité dans la communication et la capacité à considérer l’ensemble des avantages (monétaires et non-monétaires) sont les piliers d’une démarche réussie. Même face à un refus, l’analyse et la persévérance sont essentielles pour progresser. Une négociation n’est pas une confrontation, mais un dialogue professionnel visant à valoriser votre contribution et à assurer votre épanouissement.

Questions Fréquemment Posées (FAQ) 📖

Q: 1: En tant que professionnel de l’animation et du loisir, on se sent souvent un peu démuni face à la question de la négociation salariale. Quand est le meilleur moment pour aborder ce sujet délicat avec son employeur, et comment s’y préparer pour que la discussion soit constructive ?A1: Ah, la question du “quand” et du “comment” ! C’est souvent là que le bât blesse, je le sais bien pour l’avoir vécu maintes fois. On a tendance à vouloir sauter le pas sur un coup de tête, ou au contraire, à repousser indéfiniment par peur de mal faire. Mais la vérité, c’est qu’il y a des moments plus propices. Idéalement, visez le bilan annuel, c’est le rendez-vous classique où on évalue votre performance et où les budgets sont révisés. Si ce n’est pas possible, attendez la fin d’un projet majeur que vous avez mené avec succès, une période où vous avez clairement dépassé les attentes, ou encore si vos responsabilités ont objectivement augmenté.La clé, c’est la préparation. Ne débarquez jamais les mains dans les poches en disant juste “je veux plus”. C’est le meilleur moyen de se prendre un mur. Préparez un petit dossier, même mentalement : listez vos succès concrets, ce que vous avez apporté de quantifiable (augmentation de la fréquentation des ateliers, amélioration de la satisfaction des familles, mise en place d’une nouvelle activité qui a cartonné, économies réalisées, etc.).

R: enseignez-vous aussi sur les salaires pratiqués pour des postes similaires dans le secteur, peut-être via des études de branches ou des discussions discrètes avec des confrères.
Et surtout, arrivez avec une proposition claire mais flexible, et soyez prêt à écouter. L’objectif n’est pas un bras de fer, mais un échange pour que chacun y trouve son compte.
J’ai vu des négociations échouer juste parce que la personne était trop rigide ou n’avait pas d’arguments solides au-delà de son ressenti personnel. Q2: Vous mentionnez que l’inflation et les nouvelles attentes des familles rendent la valorisation de notre expertise “une nécessité absolue”.
Concrètement, au-delà de l’argument du coût de la vie, quels sont les leviers efficaces pour démontrer notre valeur unique et justifier une augmentation de salaire dans notre secteur ?
A2: Excellente question ! C’est vrai, se contenter de dire “l’essence est chère et mes courses aussi” ne suffit plus. Ce qui fait mouche, c’est de montrer comment votre travail impacte positivement la structure et les bénéficiaires.
Pensez “valeur ajoutée”, pas juste “temps passé”. Par exemple, si vous avez mis sur pied un nouveau programme d’activités qui a attiré 20% de participants en plus, c’est un argument en béton.
Si vous avez su gérer une situation de crise avec les enfants ou des parents exigeants, et que cela a maintenu une bonne image pour la structure, c’est de l’or.
Mettez en avant vos compétences spécifiques et souvent sous-estimées : votre patience, votre créativité pour des activités avec un budget serré, votre capacité à fédérer des groupes d’âges différents, votre sens des responsabilités vis-à-vis de la sécurité, ou encore votre adaptabilité face à l’imprévu.
Un jour, j’ai négocié en insistant non pas sur le fait que mon loyer avait augmenté, mais sur ma capacité à transformer des problématiques complexes (manque de matériel, désintérêt d’une tranche d’âge) en opportunités créatives qui ont été saluées par la direction et les familles.
J’ai aussi mis en avant ma proactivité dans la proposition de nouveaux partenariats avec des associations locales, ce qui a enrichi l’offre sans coûter un centime à mon employeur.
Montrez que vous n’êtes pas qu’un animateur, mais un véritable acteur du développement et du bien-être, quelqu’un qui pense “plus loin”. C’est cette vision stratégique, même à petite échelle, qui fait la différence.
Q3: Les “stratégies concrètes” que vous évoquez pour faire reconnaître notre valeur unique m’intéressent beaucoup. Avez-vous des exemples ou des astuces vraiment pratiques que vous avez testées et qui ont réellement fonctionné pour obtenir cette reconnaissance, que ce soit en termes de salaire ou de valorisation professionnelle ?
A3: Absolument ! Les “astuces” ne sont pas des tours de magie, mais plutôt des habitudes à prendre. La première et la plus puissante, c’est de tenir un “journal des réussites”.
Chaque fois que vous recevez un compliment, que vous résolvez un problème inattendu, que vous lancez une activité qui fait un tabac, ou que vous gérez une situation délicate avec brio, notez-le.
Même les petits trucs ! Ces anecdotes concrètes sont vos munitions pour la négociation. Quand on me disait “mais qu’est-ce que vous avez fait de plus ?”, je pouvais sortir une liste d’exemples précis, ce qui est bien plus convaincant que des généralités.
Ensuite, la formation continue et le développement de compétences sont essentiels. Si vous suivez une formation en premiers secours, en gestion de conflits, ou que vous apprenez de nouvelles techniques d’animation (numérique, nature, etc.), cela augmente votre valeur.
Mettez ces nouvelles compétences en pratique et montrez-leur leur utilité. Enfin, et c’est peut-être le plus difficile, apprenez à “vendre” votre travail.
On a parfois du mal à parler de nous, mais il faut le faire, avec tact et humilité, mais le faire. Lors des réunions d’équipe, partagez les succès de vos groupes.
Ne soyez pas “celui qui fait son travail”, mais “celui qui contribue activement au succès de l’établissement”. Proposez des initiatives, prenez des responsabilités supplémentaires (même si elles ne sont pas rémunérées au départ, elles peuvent servir d’arguments pour la négociation future).
J’ai moi-même pris les rênes d’un projet extra-scolaire qui n’avait jamais vraiment décollé, juste pour prouver que j’étais capable de mener un projet de A à Z.
Le salaire a suivi quelques mois plus tard, car ma capacité à prendre le leadership était devenue évidente. C’est en faisant preuve de cette proactivité qu’on passe du statut d’exécutant à celui de véritable force motrice.